Pour des raisons exceptionnelles, le festival PSES 2025 ne se tiendra pas. Et ne se tiendra très certainement plus.
Rassemblement informel lancé vers 2009 pour discuter bricole et bidouille dans une ambiance hackerspace, il s’est ouvert petit à petit au grand public, passant de la Cantine à Numa pour atterrir à la formidable médiathèque de Choisy-Le-Roi. Il aura survécu à beaucoup de tempêtes et même à une pandémie nécessitant de suspendre tout rencontre sociale pendant deux ans dont il se remettait doucement.
Mais il ne survivra peut-être pas à la bêtise humaine…
Le festival PSES a toujours été un évènement veillant à la sécurité et au bien-être des visiteurs et de ses bénévoles, et il est bien entendu qu’une personne nuisible n’y aurait jamais trouvé sa place. Le festival est un des rares et parmi les premiers à avoir mis en œuvre un code de conduite dur et intransigeant, ne laissant place à aucune sorte d’intolérance ou de comportement déplacé. Le festival n’a jamais hésité à expulser manu-militari des personnes ayant un comportement inapproprié, y compris parmi ses (anciens) membres fondateurs.
Le festival a accueilli toute sorte et catégories de personnes. Handicapé·es, queer, racisé·es, trans, TDS… Les personnes qui y ont été représentées sont plus que diverses. Ce festival existe pour justement aussi leur donner la parole. L’association et le festival ont été le plus souvent dirigés par une très large majorité de personnes LGBT+, l’arc-ciel du lapin de l’Association n’étant pas juste un clin d’œil, même si ces détails n’étaient effectivement pas publics et que nous ne demandions très certainement pas leur gender unicorn aux personnes souhaitant participer à l’organisation. Nous avons chaque année reçu des retours qui nous font encore chaud au cœur de la part de personnes neuro-atypiques, trans ou handicapées, qui nous remontent ne jamais s’être senties autant protégées que durant notre festival.
C’est pour vous que nous avons fait tout ça. Cependant…
Depuis 2017, le festival, et certains de ses organisateurs, sont la cible de campagnes de diffamation et de calomnie, dans le cadre ou non du festival, allant jusqu’à du harcèlement et des menaces de morts (l’association déposera une main courante pour ces faits) et à causer la pire crise d’agora de sa vie à une organisatrice neuro-atypique moins valide. Ces accusations sont bien entendu parfaitement mensongères et totalement infondées, à supposer qu’il soit même possible de les connaître, aucun détail précis n’étant jamais fourni pour justifier des critiques tenues.
En 2023, une vague de harcèlement s’abattra à nouveau sur le festival lorsqu’il communiquera sur le manque de parité (~35-40% de femmes seulement) dans le programme, chose que le festival constate, regrette et cherche activement à améliorer. Cette situation de harcèlement conduira à la mise en danger de la vie d’un·e des organisateur·ices du festival, qui s’est retrouvé·e en état de risques suicidaires puis contrainte par la médecine du travail à un arrêt maladie pour burn-out et dépression suite à cet évènement. Une personne déjà payée 25 % de moins que ses pairs se retrouve toujours aujourd’hui à devoir investir 10 % de son salaire en frais de suivi psychologique depuis maintenant deux ans et qui ne sont pas près de s’arrêter. Les personnes responsables de cet état ont préféré bloquer leur victime sur les réseaux sociaux lorsque celle-ci cherchera à les informer de sa situation et des conséquences de leurs actes. La parité, autant dans l’organisation du festival qu’en participants, s’effondrera à la suite de cet évènement, les femmes (ou considérées comme) préférant se retirer de l’organisation pour préserver leur santé mentale et les conférencières annulant au motif qu’elles servaient de tokens. Des personnes se réclamant féministes et militantes pour la parité ont littéralement causé la division par 3 de celle de l’association et par 2 celle des participants, causant au passage la destruction totale de la santé mentale et financière d’une personne, qui n’a que peu à voir avec homme hétéro cis valide.
Cette année, l’identité civile d’un organisateur se retrouve exposée sur Internet dans une campagne de doxing. Le responsable divulgue volontairement et sciemment cette identité en sachant pertinemment que la personne visée n’est de toute façon pas connue sous cette identité ni du festival ni du public, puisqu’agissant exclusivement sous pseudonyme y compris dans sa vie personnelle. Retrouver les très rares articles de blog ou de journaux datant bientôt de 10 ans qui mentionnent son identité civile nécessite une réelle volonté de nuire. L’ancienne personne organisatrice mentionnée précédemment, restée proche de l’association et constatant la situation actuelle, se retrouve aujourd’hui à nouveau en état de stress et craint dorénavant à nouveau pour sa sécurité autant mentale que physique, envisageant même de devoir déménager pour assurer sa sécurité.
Ces campagnes de harcèlement sont conduites toujours par les mêmes personnes constituant un groupe informel et diffus, mais effroyablement nocif et toxique.
C’est ce même groupe qui a été responsable aussi du Dramasoft et d’une vague de harcèlement extrêmement violente qui avait aussi mis à mal l’association Framasoft et mis dans le même état de stress et burn-out ses bénévoles, en particulier queer, avec un membre de l’association envoyé en dépression pendant deux ans et demi et la démission d’une partie des bénévoles.
C’est encore ce même groupe qui sera responsable de deux ans d’enfer pour Yogina et son conjoint Antoine Daoust, faisant perdre son travail à la première et causant une tentative de suicide au second.
C’est toujours le même groupe qui est responsable de vagues de harcèlement à l’encontre d’instances du Fediverse sur du « manque de modération » quand ces personnes sont a priori tout autant incapable de modérer les leurs procédant à du harcèlement, du doxing ou de la diffamation.
Des personnes qui étaient et se sentaient depuis des années en totale sécurité au sein de l’association ont vu leur vie littéralement détruite par des personnes accusant l’association ou ses organisateurs d’être toxique et nocive. Un comble.
Comme déjà aussi regretté par Framasoft, des personnes supposées être nos alié·es ne le sont en réalité pas du tout. Pour reprendre les propos de Maiwann, le 18-25 et l’extrême-droite, on les connaissait bien, mais se prendre des coups de notre propre camp, on ne s’y attendait pas et ça a été vachement plus violent. En pratique, leurs actes sont non seulement réellement dangereux (détresse psychologique, PTSD, tentative de suicide…) mais aussi totalement contre-productifs (diminution de la parité, retrait des femmes de l’organisation et des conférences, stress intenses sur des personnes LGBT+, contrainte de coming-out public en espérant ainsi éviter le harcèlement, femme perdant leur emploi, etc) par rapport aux combats progressistes, féministes et alliés que ces personnes sont supposées porter.
Ces harceleurs ont démoli une association d’éducation populaire parmi les plus influentes en la matière y compris certainement dans le monde. Ces harceleurs se sont associés avec des complotistes notoires pour ravager la vie d’un journaliste combattant ce phénomène. Ces harceleurs s’attaquent à des gens qui ont littéralement participé à des guerres autant physiques que numériques pour défendre la liberté d’expression, la démocratie, la fin de toute discrimination, et dont des ami·es et allié·es croupissent en prison dans des régimes fascistes et y sont torturé·es. D’autres sont mort·es sous les balles de sniper pour défendre le Donbass contre l’invasion russe ou empêcher des régimes autoritaires de réaliser des génocides dans leur pays. Ces harceleurs divulguent volontairement l’identité d’une personne faisant l’objet de tentative d’identification par des mercenaires envoyés par une dictature qu’il a combattu, régime ayant déjà découpé un journaliste à la tronçonneuse. Son pseudonymat n’est pas juste un caprice mais participe aussi littéralement à sa sécurité physique.
Ces harceleurs détruisent la vie de personnes qui dédient l’intégralité de leur vie à la défense des libertés fondamentales, à la protection d’autrui, à combattre l’oppression, la dictature, le racisme, le validisme, le sexisme, l’agisme, les LGBT-phobies…, et auront plus fait, feront encore plus que la totalité des actions que peuvent même ne serait-ce qu’imaginer ce groupe toxique. Certains agissent dans l’ombre et ne font pas de compétition de pureté militante quand d’autres ont juste de belles paroles qui ne se retranscrivent jamais dans leurs actes et se drapent dans leur vertu parfaitement usurpée.
Ces harceleurs ne devraient avoir aucune place dans nos communautés, ne devraient pas y être tolérés. Ils font littéralement parti du pourquoi il existe des chartes et autres codes de conduite visant à justement interdire ce type de comportements toxiques et violents. Ils devraient en être exclus, de la même manière qu’ils l’imposent d’ailleurs eux-mêmes aux autres. La communauté, pour une raison totalement inconnue, peut-être la crainte d’en être elle-même victime, refuse de faire ce ménage, de leurs rappeler que leurs comportements sont totalement innacceptables et de couper définitivement les liens avec eux. Sans réaction de la communauté, ces harceleurs continueront leur travail de sape, une victime après l’autre. Un paquet de victimes après l’autre.
Le résultat final est cependant là : autant pour assurer la sécurité physique et mentale des organisateurs que celles des visiteurs, nous ne nous pouvons pas maintenir notre édition PSES 2025. Le festival avait déjà du mal à reprendre après deux ans d’arrêt dus au COVID. Les derniers événements risquent d’être le clou de son cercueil.